Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/10/2025
Résultats bruts
du 22/07/2026 à 10:52
Depuis toujours
Réponses
2941
Sur un écran
23%
Sur un livre en papier
64%
Sans opinion
13%
La question des supports de lecture cristallise un débat de fond sur la transformation des pratiques culturelles à l'ère numérique. Si les écrans occupent une place croissante dans le quotidien, la préférence déclarée pour l'un ou l'autre support reste un indicateur révélateur des habitudes et des représentations associées à la lecture. Sur l'ensemble des répondants interrogés via Politês, la tendance est nette : 64 % des Français déclarent préférer lire sur un livre en papier, contre 23 % sur un écran. 13 % se disent sans opinion. On est davantage en présence d'une adhésion majoritaire pour le papier que d'une véritable polarisation, même si un répondant sur quatre se positionne en faveur de la lecture numérique. Premier enseignement, un écart de genre sensible se dessine. Les femmes expriment une préférence pour le papier à hauteur de 74 %, contre 59 % chez les hommes. Ces derniers sont également plus nombreux à déclarer préférer la lecture sur écran (26 % contre 16 %). Cet écart, bien que difficile à interpréter de façon univoque, pourrait refléter des différences dans les types de contenus consommés ou dans les usages numériques respectifs des deux groupes. Deuxième enseignement, la préférence pour le papier s'accentue avec l'âge. Chez les 15-24 ans, elle se situe autour de 60 à 62 %, quand elle atteint 71 % chez les 50-64 ans et 75 % chez les 65 ans et plus. À l'inverse, la lecture sur écran est légèrement plus répandue parmi les plus jeunes (26 % chez les 15-17 ans, 25 % chez les 18-24 ans). Cet écart générationnel, bien que progressif et non spectaculaire, pourrait suggérer que la familiarité avec les usages numériques ne se traduit pas nécessairement par une préférence déclarée pour la lecture sur écran. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent une préférence pour le papier plus marquée (68 %) que les CSP- (61 %) ou les inactifs (63 %). Les écarts restent modérés, mais ils pourraient aller dans le sens d'un rapport différencié à la lecture selon le niveau d'études ou le type de profession. Cette persistance de l'attachement au papier peut être replacée dans un contexte où la recherche scientifique pointe régulièrement des avantages cognitifs de ce support : plusieurs études suggèrent une meilleure compréhension et mémorisation lors de la lecture imprimée, notamment pour des textes longs. La fatigue visuelle associée aux écrans et la difficulté à spatialiser l'information sur un support en défilement continu sont également des éléments documentés dans la littérature académique. Pour autant, les liseuses électroniques et d'autres innovations numériques cherchent précisément à rapprocher l'expérience de lecture numérique de celle du papier, ce qui laisse ouverte la question d'une évolution des préférences à mesure que ces technologies se diffusent. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement d'échantillon. Une lecture prudente s'impose donc, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. En définitive, ces résultats confirment que l'attachement au livre papier demeure solide et transversal dans la population française, y compris parmi les générations les plus jeunes. La question qui reste posée est celle de la trajectoire : cet attachement est-il structurel, ancré dans des préférences cognitives et sensorielles durables, ou pourrait-il également refléter une habitude susceptible d'évoluer avec la montée en puissance de nouvelles formes de lecture numérique ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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