Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

16/10/2025

Préférez-vous lire sur un écran que sur un support en papier ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 12:42

Depuis toujours

Réponses

2957

Sur un écran

23%

Sur un livre en papier

64%

Sans opinion

13%

Synthèse des résultats

La question des supports de lecture cristallise des enjeux culturels et technologiques qui traversent les sociétés depuis l'essor du numérique. Si la dématérialisation des contenus a profondément transformé l'accès à l'écrit, la relation affective et cognitive au livre papier reste une réalité attestée par les données recueillies sur Politês. Les résultats sont nets sur la tendance générale. Parmi les 2 951 répondants, 64 % déclarent préférer lire sur un livre papier, contre 23 % sur écran. Les 13 % restants, sans opinion, indiquent qu'une minorité non négligeable ne s'identifie pas clairement à l'un ou l'autre camp, sans que cela remette en cause l'orientation dominante de l'ensemble. Premier enseignement : un écart marqué selon le genre. Les femmes expriment une préférence pour le papier nettement plus affirmée que les hommes : 74 % d'entre elles optent pour ce support, contre 59 % des hommes. Ces derniers sont par ailleurs davantage enclins à lire sur écran (26 %, contre 16 % pour les femmes). Cet écart pourrait aller dans le sens d'usages numériques plus diversifiés chez les hommes, chez qui la frontière entre lecture utilitaire et lecture de loisir serait potentiellement plus poreuse, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion directe. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle cohérente. La préférence pour le papier s'accentue avec l'âge, passant de 60 % chez les 15-17 ans à 75 % chez les 65 ans et plus. À l'inverse, les plus jeunes se montrent légèrement plus ouverts à la lecture sur écran (26 % pour les 15-17 ans). L'écart reste toutefois mesuré : même parmi la tranche la plus jeune, le papier demeure largement majoritaire. Ce constat nuance l'idée selon laquelle les générations nées avec le numérique auraient rompu avec le support physique. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ affichent une préférence pour le papier plus marquée (68 %) que les CSP- (61 %) et les inactifs (63 %). Cet écart, modéré, pourrait être mis en relation avec des pratiques de lecture différenciées selon les niveaux de revenu ou de formation, sans qu'une conclusion directe puisse en être tirée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où la recherche en sciences cognitives tend à associer la lecture sur papier à une meilleure compréhension des contenus complexes, notamment pour la saisie de concepts abstraits. La matérialité du livre, le rythme qu'il impose et l'expérience sensorielle qu'il procure sont fréquemment évoqués dans la littérature pour expliquer l'attachement persistant à ce support. Par ailleurs, l'illectronisme — phénomène qui concernerait près d'un cinquième de la population française selon les estimations disponibles — pourrait renforcer la familiarité au papier pour une partie des répondants. Ces données sont issues de résultats bruts, sans redressement statistique. Les tendances observées méritent donc d'être lues avec prudence, en particulier sur les segments où les effectifs sont plus limités. Au fond, loin d'un basculement vers le tout-numérique, ces résultats suggèrent une coexistence durable des deux supports, avec une préférence claire et transversale pour le papier. La question qui reste ouverte est de savoir si les nouvelles générations, en grandissant dans un environnement toujours plus saturé d'écrans, feront évoluer cette tendance, ou si l'attachement au livre physique conservera sa résilience.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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