Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
11/10/2025
Résultats ajustés
du 29/09/2026 à 02:35
Depuis toujours
Réponses
703
Croyant pratiquant
8%
Croyant non pratiquant
16%
Déiste (Dieu créateur mais sans religion, ni miracle)
5%
Agnostique (ne sais pas si Dieu existe, ne peut pas le savoir)
24%
Athée (comprend les croyants mais ni croit pas du tout)
28%
Athée convaincu (certitude que Dieu n’existe pas)
19%
La question du rapport à la religion occupe une place particulière dans le débat public français, dans un pays dont la laïcité est inscrite dans la Constitution depuis 1905 et qui connaît, depuis plusieurs décennies, une diversification de ses paysages religieux et culturels. Mesurer comment les Français se positionnent face à la croyance permet d'éclairer, en creux, les contours d'une société qui négocie en permanence les rapports entre convictions intimes et espace commun. Les résultats recueillis sur Politês montrent une nette orientation vers des positions non croyantes. Parmi les répondants, 47 % se définissent comme athées, qu'il s'agisse d'un athéisme ouvert (28 %) ou convaincu (19 %). L'agnosticisme rassemble 24 % des réponses, faisant de la non-certitude une position également très répandue. À l'inverse, la croyance religieuse, pratiquante ou non, ne concerne qu'une minorité : 8 % se disent croyants pratiquants, 16 % croyants non pratiquants, et 5 % se reconnaissent dans le déisme. Au total, les positions situées hors de toute appartenance religieuse formelle représentent les trois quarts des répondants. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes se déclarent plus souvent athées convaincus (26 %) que les femmes (11 %), un écart de 15 points qui traduit une relation différenciée à la croyance selon le genre. À l'inverse, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à se définir comme croyantes pratiquantes (11 % contre 5 %) et agnostiques (26 % contre 22 %). Ces différences suggèrent que la croyance et le doute ne se distribuent pas de manière uniforme entre hommes et femmes, sans qu'il soit possible d'en établir une cause unique. Deuxième enseignement : une inflexion générationnelle. Les 65 ans et plus se distinguent nettement des autres tranches d'âge, avec 40 % de croyants (pratiquants et non pratiquants combinés), contre seulement 13 % chez les 25-34 ans. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'un processus de sécularisation progressive au fil des générations, même si la prudence s'impose sur l'interprétation de ce seul indicateur. Troisième enseignement : une différence selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ se distinguent par une part d'agnostiques particulièrement élevée (34 %), contre 19 % pour les CSP-. Ces derniers présentent en revanche des taux plus importants de croyants pratiquants (11 %) et d'athées (34 %). On pourrait y lire des rapports différents à la certitude et à la métaphysique selon les milieux sociaux, sans que cela ne permette de conclure à une hiérarchie de valeurs. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La loi de 1905, pierre angulaire de la laïcité française, a organisé la séparation de l'État et des cultes en garantissant à la fois la liberté de conscience et la neutralité des institutions publiques. Ce cadre juridique et culturel, qui reconnaît le droit de croire comme celui de ne pas croire, pourrait contribuer à créer un environnement dans lequel les positions non croyantes s'expriment sans ambiguïté. Les données disponibles suggèrent par ailleurs que les jeunes générations s'inscrivent davantage dans ces positions, ce qui pourrait refléter une transformation de long terme du rapport collectif au fait religieux. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la robustesse d'interprétation. On notera toutefois que les catégories proposées impliquent des frontières entre croyance, agnosticisme et athéisme qui peuvent être perçues différemment selon les répondants. Au fond, ce que révèlent ces résultats, c'est moins une hostilité à la religion qu'une distance majoritaire vis-à-vis de la pratique et de la certitude religieuse. La question qui reste ouverte est celle de savoir si cette distance traduit une indifférence durable, ou si elle recouvre des formes de spiritualité et de quête de sens qui ne s'expriment pas dans les catégories classiques du religieux.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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