Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

22/10/2025

Regardez-vous des émissions de télé-réalité ?

Résultats bruts

du 12/07/2026 à 21:54

Depuis toujours

Réponses

2489

Oui

15%

Non

85%

Synthèse des résultats

La télé-réalité occupe une place singulière dans le paysage audiovisuel français. Depuis l'irruption de Loft Story en 2001, le genre a traversé des cycles de succès et des périodes de remise en question, tout en continuant d'alimenter les débats sur ses effets culturels et sociaux. La question posée aux répondants sur Politês visait à mesurer l'ampleur de la consommation déclarée aujourd'hui. Le résultat global est net : 85 % des répondants déclarent ne pas regarder d'émissions de télé-réalité, contre 15 % qui affirment en suivre. La dynamique est donc celle d'une non-consommation majoritairement revendiquée, qui transcende largement les clivages habituels. Premier enseignement, et sans doute le plus saillant : l'écart entre hommes et femmes est particulièrement marqué. Seulement 8 % des hommes déclarent regarder de la télé-réalité, contre 25 % des femmes. Cet écart de 17 points pourrait suggérer une différenciation dans les usages ou, du moins, dans la disposition à assumer cette consommation. Il pourrait également refléter une orientation éditoriale des programmes vers des thématiques perçues comme plus féminines, ou des différences dans les normes sociales entourant l'aveu de regarder ce type de contenu. Deuxième enseignement : les 25-34 ans constituent la tranche d'âge la plus consommatrice, avec 18 % de réponses positives, devant les 35-49 ans (15 %) et les 18-24 ans (12 %). À l'autre extrémité, les 65 ans et plus ne sont que 4 % à déclarer en regarder. Cela pourrait aller dans le sens d'un ancrage générationnel du genre, les formats les plus récents ayant été conçus pour des publics jeunes adultes davantage connectés aux réseaux sociaux et aux plateformes de streaming. Le fait que les 15-17 ans (11 %) soient légèrement en deçà des 18-24 ans pourrait également indiquer un recours plus fréquent de cette tranche à d'autres contenus numériques. Troisième enseignement : les variations selon la catégorie socioprofessionnelle restent modestes. Les CSP- affichent 18 % de consommateurs déclarés, contre 14 % pour les CSP+. L'écart existe mais demeure contenu, ce qui nuance l'idée d'un genre strictement associé à certains milieux sociaux. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la télé-réalité traverse une période de transformation. Après des records d'audience au début des années 2000, plusieurs formats emblématiques ont vu leurs audiences se contracter significativement. Certaines chaînes de la TNT restent néanmoins structurellement dépendantes de ces programmes, dont les audiences, bien qu'en recul, demeurent solides pour leurs grilles. La montée des plateformes de streaming et l'évolution des pratiques de visionnage ont également fragmenté l'audience, ce qui pourrait conduire à sous-estimer la consommation réelle si l'on ne prend en compte que le visionnage linéaire traditionnel. Il convient de noter que ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La population répondante, plus jeune et légèrement surreprésentée en femmes, peut influer sur la distribution observée, ce qui invite à une lecture prudente des niveaux absolus. Au fond, ces résultats donnent moins l'image d'un genre en crise que celle d'un genre clivant, dont la consommation reste assumée par une minorité significative, différenciée selon le sexe et l'âge. La question reste ouverte : cette non-consommation déclarée traduit-elle un désintérêt réel, ou reflète-t-elle aussi une distance revendiquée vis-à-vis d'un genre qui continue pourtant de structurer une part notable de l'offre télévisuelle française ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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