Culture et Loisirs

Sciences et Technologies

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Regardez vous encore la TV ?

Résultats ajustés

du 16/09/2026 à 03:34

Depuis toujours

Réponses

1120

Oui

56%

Non

44%

Synthèse des résultats

La télévision reste un objet du quotidien pour une majorité de Français, mais cette majorité n'a rien d'écrasant. Dans un paysage médiatique profondément transformé par la montée des plateformes numériques et la diversification des écrans, la question de savoir si l'on « regarde encore » la TV touche autant aux habitudes individuelles qu'aux mutations structurelles du secteur audiovisuel. Au niveau global, 56 % des répondants sur Politês déclarent regarder encore la télévision, contre 44 % qui répondent par la négative. Le résultat est donc nettement moins tranché qu'on pourrait l'imaginer : loin d'un consensus, il dessine une répartition relativement équilibrée, qui invite à examiner de plus près les différences entre profils. L'enseignement le plus saillant est sans doute l'écart générationnel. Chez les 18-24 ans, 60 % déclarent ne plus regarder la TV, une proportion qui monte à 65 % chez les 25-34 ans. À l'opposé, les 50-64 ans sont 65 % à répondre positivement, et les 65 ans et plus à 97 %. Ces chiffres pourraient suggérer que le rapport à la télévision se recompose fortement selon l'âge, les générations les plus jeunes semblant avoir davantage délaissé le média traditionnel au profit d'autres modes de consommation vidéo. Chez les 35-49 ans, le partage est parfaitement équilibré (50/50), ce groupe formant une sorte de ligne de partage entre deux univers de consommation médiatique. La situation professionnelle constitue un deuxième facteur de différenciation notable. Les inactifs — qui regroupent retraités, étudiants et personnes sans emploi — sont 78 % à déclarer regarder la TV, un chiffre nettement supérieur à la moyenne. Les cadres et professions intermédiaires (CSP+) ainsi que les employés et ouvriers (CSP-) affichent des résultats proches de l'équilibre, respectivement 49 % et 52 %. On pourrait émettre l'hypothèse que la pratique télévisuelle est davantage ancrée là où le temps disponible est plus important, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale directe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les plateformes de streaming ont profondément redistribué les usages audiovisuels. Des études récentes positionnent Netflix, Prime Video ou Disney+ comme des concurrents directs des chaînes traditionnelles, en particulier en soirée. Les jeunes générations, qui consomment davantage de contenus sur ordinateur ou téléphone, représentent précisément les tranches d'âge qui déclarent le moins regarder la TV. Par ailleurs, les débats relatifs au financement et à la réforme de l'audiovisuel public, ainsi que les interrogations récurrentes sur la qualité ou l'indépendance éditoriale des chaînes, pourraient contribuer à faire évoluer la perception de la valeur ajoutée du média télévisuel, même si ce lien reste difficile à établir avec certitude. Les résultats présentés ici sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble. Certains segments disposant d'un nombre de répondants insuffisant n'ont pas été commentés, afin de garantir la fiabilité des enseignements produits. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins la disparition de la télévision qu'une recomposition de ses publics. Elle demeure centrale pour les générations les plus âgées et les personnes inactives, tandis qu'elle recule chez les actifs et les jeunes adultes. La question qui se pose en creux est celle de la capacité du média à se renouveler pour rester pertinent dans un environnement où l'offre de contenus n'a jamais été aussi abondante.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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