Économie

Politique

Sécurité et Justice

Publié le

17/10/2025

Selon vous, quel est le principal problème en France ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 22:45

Depuis toujours

Réponses

2959

Les politiciens

57%

L'immigration

12%

Le pouvoir d'achat

20%

La sécurité

7%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

Identifier ce que les répondants sur Politês considèrent comme le principal problème du pays est un exercice révélateur des attentes citoyennes et des tensions qui traversent la société. La question posée ici offre un éclairage sur les priorités perçues, au-delà des agendas politiques institutionnels. Le résultat global est sans ambiguïté : une majorité très nette des répondants, soit 57 %, désigne les politiciens comme le principal problème en France. Loin derrière, le pouvoir d'achat recueille 20 % des réponses, l'immigration 12 %, la sécurité 7 %. Seulement 4 % des personnes interrogées se déclarent sans opinion. La dynamique principale n'est donc pas celle d'une inquiétude économique ou sécuritaire, mais d'une défiance à l'égard du monde politique lui-même. Premier enseignement : la domination du rejet politique s'observe de manière transversale à tous les profils. Que l'on considère les résultats par genre, par tranche d'âge ou par catégorie socioprofessionnelle, la réponse « les politiciens » arrive systématiquement en tête avec des scores proches ou supérieurs à la majorité absolue. Les femmes (58 %), les hommes (56 %) et les personnes se déclarant non binaires (64 %) convergent vers ce même premier choix, ce qui pourrait suggérer une perception partagée au-delà des identités de genre. Deuxième enseignement : un écart générationnel notable se dessine autour du pouvoir d'achat et de l'immigration. Les 35-49 ans accordent davantage de poids au pouvoir d'achat (23 %) que les autres tranches d'âge, ce qui pourrait refléter une sensibilité particulière aux contraintes budgétaires du quotidien chez les actifs en milieu de vie. À l'inverse, la préoccupation relative à l'immigration croît sensiblement avec l'âge : elle atteint 18 % chez les 50-64 ans et 28 % chez les 65 ans et plus, contre 10 à 11 % chez les moins de 35 ans. Cet écart pourrait indiquer une hiérarchisation des enjeux qui varie selon les générations. Troisième enseignement : les variations régionales restent contenues mais méritent attention. Le rejet des politiciens est particulièrement prononcé dans les régions Nord-Ouest (61 %) et Sud-Ouest (62 %), tandis que l'Île-de-France et le Sud-Est affichent des scores légèrement inférieurs (53 %). La préoccupation sécuritaire est plus marquée en Sud-Est (11 %), région qui concentre plusieurs grandes métropoles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de défiance croissante envers les institutions politiques françaises. Les mobilisations sociales des dernières années, les réformes conduites dans un contexte de forte opposition populaire, et un sentiment répandu que l'écart entre gouvernants et gouvernés se creuse pourraient contribuer à expliquer la saillance de cette réponse. Le fait que les enjeux économiques, pourtant réels selon les indicateurs macroéconomiques disponibles, arrivent loin derrière pourrait indiquer que la crise de confiance politique est perçue comme plus fondamentale que ses manifestations sectorielles. Les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. Une prudence s'impose dans leur interprétation, notamment pour les segments aux effectifs plus réduits. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins un catalogue de problèmes qu'une conviction : pour une majorité des répondants, le problème se situerait en amont, dans ceux qui sont censés résoudre les autres. La question qui s'ouvre alors est de savoir si cette perception constitue un frein ou un moteur pour les transformations politiques à venir.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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