Économie

Environnement

Sciences et Technologies

Publié le

29/10/2025

Serais-tu d’accord pour qu’une centrale nucléaire soit construite près de ton lieu de résidence ?

Résultats ajustés

du 15/09/2026 à 16:02

Depuis toujours

Réponses

1275

Oui

30%

Non

54%

Je ne sais pas

16%

Synthèse des résultats

La question de l'implantation de nouvelles centrales nucléaires à proximité des lieux de résidence s'inscrit dans un débat énergétique structurant pour la France. Alors que les pouvoirs publics ont acté la relance du programme nucléaire avec la construction de nouveaux réacteurs EPR2, l'acceptabilité locale de ces projets reste un enjeu central, souvent distinct de la question du nucléaire en tant que politique nationale. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se déclare opposée à la construction d'une centrale nucléaire près de chez elle : 54 % répondent non, contre 30 % de oui et 16 % qui ne se prononcent pas. Le résultat global dessine une opinion majoritairement réticente, sans pour autant atteindre un consensus, et avec une part non négligeable d'indécis. L'enseignement le plus marquant de cette enquête est l'écart entre les hommes et les femmes. Chez les hommes, 49 % se déclarent favorables à une centrale à proximité de leur domicile, contre seulement 13 % chez les femmes, qui expriment une opposition à 72 %. Cet écart de 36 points entre les deux groupes est considérable. Il pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée du risque industriel et technologique selon le genre, un phénomène régulièrement documenté dans les recherches sur l'acceptabilité des projets d'infrastructure à fort impact environnemental perçu. Du côté des catégories socioprofessionnelles, un écart notable se dessine également. Les CSP+ affichent un taux d'acceptation de 35 %, contre 25 % pour les CSP-. Ces dernières expriment par ailleurs une opposition plus marquée, à 63 %, contre 50 % chez les CSP+. On peut émettre l'hypothèse que les catégories moins favorisées associent davantage l'implantation d'une centrale à une contrainte subie qu'à un bénéfice partagé, même si cette lecture reste spéculative. Sur le plan géographique, les résultats sont relativement homogènes entre les grandes régions, avec toutefois une opposition légèrement moins prononcée en Île-de-France (46 % de non) et dans le Nord-Est (49 %), comparée au Sud-Ouest (55 %) ou au Sud-Est (53 %). Ces nuances, bien que modestes, pourraient refléter des contextes territoriaux différents, notamment en termes de présence ou d'absence d'infrastructures nucléaires existantes dans ces zones. Ce résultat s'inscrit dans une tension bien documentée entre soutien au nucléaire en tant que politique nationale et réticence à l'accueillir localement. Des enquêtes récentes indiquent qu'une majorité de Français serait favorable à la construction de nouvelles centrales sur le territoire national de façon générale. Le fait que cette proportion tombe à 30 % lorsque la question porte sur son propre voisinage illustre ce que les spécialistes désignent parfois comme le phénomène du « pas dans mon jardin » : une adhésion de principe qui se nuance fortement dès lors qu'elle concerne le cadre de vie immédiat. Les résultats collectés par Politês et présentés ici sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse interprétative. Au fond, cette enquête met en lumière que l'acceptabilité locale du nucléaire ne se lit pas uniquement à travers le prisme politique ou générationnel, mais s'articule fortement autour du genre et de la catégorie socioprofessionnelle. La question qui reste ouverte est celle des conditions — économiques, informationnelles ou institutionnelles — susceptibles de faire évoluer cette perception à l'échelle du territoire.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.