Santé
Sciences et Technologies
Vie Pratique et Consommation
Publié le
21/10/2025
Résultats bruts
du 29/05/2026 à 22:35
Depuis toujours
Réponses
2922
Oui
58%
Non
33%
Ne sais pas
9%
Vivre jusqu'à 150 ans, si la science le permettait un jour : une question qui touche à l'intime autant qu'au collectif. Elle interroge notre rapport à la finitude et au sens de l'existence, mais soulève aussi des enjeux très concrets, comme l'organisation des sociétés, le financement des retraites ou l'accès équitable aux innovations biomédicales. C'est dans ce cadre que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur disposition personnelle à franchir ce seuil symbolique. Le résultat global révèle une adhésion majoritaire, mais loin d'être unanime. 58 % des répondants se déclarent prêts à vivre jusqu'à 150 ans si la science le permettait, contre 33 % qui refusent cette perspective, et 9 % qui expriment une indécision. On est donc davantage face à une majorité relative que devant un consensus tranché : le tiers de refus constitue une minorité significative qu'il serait réducteur de négliger. Le premier enseignement majeur concerne l'écart entre hommes et femmes. 65 % des hommes se déclarent prêts à vivre aussi longtemps, contre 47 % des femmes, qui sont par ailleurs 44 % à répondre non. Cet écart de 18 points sur le « oui » est l'un des plus marqués parmi l'ensemble des variables disponibles. Il pourrait suggérer des représentations différentes du vieillissement, de la qualité de vie projetée à un âge très avancé, ou encore un rapport distinct au corps et à la dépendance potentielle — sans qu'il soit possible d'en établir la cause directe. Deuxième enseignement : une inflexion notable chez les seniors. Les répondants de 65 ans et plus sont les seuls à afficher une majorité de refus, avec 47 % de « non » contre 43 % de « oui ». Tous les autres groupes d'âge maintiennent une majorité favorable, y compris les 15-17 ans (61 %) et les 25-34 ans (60 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une perception plus concrète des réalités du vieillissement chez ceux qui en font déjà l'expérience, rendant la perspective d'une vie très prolongée moins attractive. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent le taux d'adhésion le plus élevé, à 62 %, contre 57 % pour les CSP- et 55 % pour les inactifs. L'écart reste modeste, mais il pourrait refléter des conditions de vie projetées plus favorables sur le long terme, ainsi qu'un accès potentiellement différencié aux avancées médicales — une dimension centrale des débats bioéthiques sur la longévité. Cette question s'inscrit dans un contexte où la recherche sur le vieillissement progresse. Des avancées en biotechnologie, comme l'étude des biomarqueurs du vieillissement biologique ou les recherches sur les cellules souches, ouvrent des perspectives réelles, même si une espérance de vie portée à 150 ans reste du domaine prospectif. Les débats qui l'entourent — notamment sur l'accès équitable à ces technologies et sur les effets démographiques et économiques d'une longévité fortement accrue — commencent à structurer les opinions publiques. Au fond, la courte majorité favorable à une vie de 150 ans masque des sensibilités très diverses selon le profil des répondants. La question de savoir si cette aspiration à une longévité radicale se renforcerait ou s'éroderait à mesure que les perspectives scientifiques se préciseraient reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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