Santé
Sciences et Technologies
Vie Pratique et Consommation
Publié le
21/10/2025
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 04:38
Depuis toujours
Réponses
2976
Oui
58%
Non
33%
Ne sais pas
9%
La perspective de vivre jusqu'à 150 ans, longtemps cantonnée à la science-fiction, s'invite progressivement dans le débat public à mesure que les avancées en biotechnologie et en génétique ouvrent de nouveaux horizons. Interroger les Français sur leur disposition personnelle à franchir ce cap permet de mesurer l'état d'une acceptabilité sociale encore en construction, à l'intersection de l'intime et du collectif. À l'échelle de l'ensemble des répondants sur Politês, une majorité se déclare favorable : 58 % se disent prêts à vivre 150 ans si la science le permettait, contre 33 % qui y sont opposés et 9 % qui ne se prononcent pas. La dynamique est donc majoritairement positive, sans pour autant dessiner un consensus. Près d'un tiers des répondants expriment un refus, ce qui traduit une résistance significative face à cette perspective. Premier enseignement, l'écart entre les hommes et les femmes est l'un des plus marqués de cette enquête. Les hommes se disent prêts à 65 %, tandis que les femmes ne sont que 48 % à partager cet avis ; en miroir, le taux de refus est nettement plus élevé chez ces dernières (43 % contre 26 %). Cet écart de 17 points sur le « oui » pourrait inviter à s'interroger sur des rapports différenciés à la longévité, peut-être liés à des représentations distinctes du vieillissement, de la santé ou du sens donné à la vie. Deuxième enseignement, la variable de l'âge révèle une inflexion notable chez les répondants les plus âgés. Jusqu'à 64 ans, les taux d'adhésion oscillent entre 54 % et 60 %, sans variation majeure. Chez les 65 ans et plus, en revanche, la proportion de « oui » tombe à 44 %, tandis que le « non » devient majoritaire à 47 %. Ce renversement pourrait suggérer que la proximité concrète avec la vieillesse et la fin de vie modifie le rapport à une telle perspective, la rendant moins désirable ou davantage chargée d'ambivalences. Troisième enseignement, les CSP+ se distinguent légèrement avec 62 % de réponses favorables, contre 57 % pour les CSP- et 55 % pour les inactifs. Cet écart modéré pourrait aller dans le sens d'un lien entre capital culturel ou économique et ouverture aux innovations scientifiques, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Cette adhésion majoritaire mais nuancée mérite d'être replacée dans un contexte plus large. Les recherches sur le vieillissement s'intensifient, portées notamment par des programmes scientifiques dédiés et des acteurs privés investissant dans la lutte contre le vieillissement biologique. Parallèlement, les débats éthiques restent ouverts : inégalités d'accès à ces technologies, viabilité des systèmes de retraite face à une longévité accrue, ou encore signification philosophique d'une vie prolongée sont autant de questions non tranchées. La réticence d'une part non négligeable des répondants pourrait également refléter une conscience de ces enjeux collectifs, au-delà du seul rapport personnel à la mort. Au fond, si une majorité des Français interrogés se dit prête à envisager une vie de 150 ans, cette disposition reste traversée de nuances importantes selon le genre, l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. La question qui demeure ouverte est peut-être celle-ci : à quelles conditions une telle longévité serait-elle réellement désirable, individuellement et collectivement ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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