Santé

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Vie Pratique et Consommation

Publié le

29/08/2025

La suppression des téléphones portables dans les collèges au 1er septembre 2025 :

Résultats bruts

du 01/09/2026 à 11:15

Depuis toujours

Réponses

2794

Pour

80%

Contre

15%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La suppression des téléphones portables dans les collèges au 1er septembre 2025 s'inscrit dans un mouvement progressif d'encadrement du numérique en milieu scolaire, engagé depuis la loi de 2018 et renforcé par les expérimentations du dispositif « Portable en pause ». Au-delà de la question organisationnelle, c'est un choix de société qui est posé : faut-il préserver le temps scolaire de la présence des écrans, au nom de la concentration, du bien-être et de la lutte contre le cyberharcèlement ? Les résultats recueillis sur Politês révèlent une adhésion très nette à cette mesure. Quatre répondants sur cinq se déclarent favorables, contre 15 % d'opposants et 5 % sans opinion. Cette distribution témoigne d'un large consensus, qui dépasse les clivages habituels de genre, de catégorie sociale ou de région. Premier enseignement : l'âge structure clairement les positions. Les 65 ans et plus affichent un soutien à 95 %, et les 50-64 ans à 89 %. Les 15-17 ans, directement concernés par la mesure, expriment quant à eux un soutien nettement plus mesuré, à 54 %, avec près de 39 % d'opposition. Ce gradient générationnel pourrait suggérer que le rapport personnel aux usages numériques influence l'appréciation de la mesure : les plus jeunes, davantage intégrés dans ces pratiques, pourraient être plus sensibles à ce qu'ils percevraient comme une restriction. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart notable. Les CSP+ et les CSP- affichent des taux de soutien proches, respectivement 85 % et 86 %, tandis que les inactifs — groupe hétérogène incluant notamment des étudiants et des demandeurs d'emploi — se montrent plus réservés, avec 71 % de soutien et 23 % d'opposition. Cette divergence invite à la prudence dans l'interprétation ; on peut néanmoins émettre l'hypothèse qu'une plus grande proximité avec le monde scolaire pourrait être associée à une moindre adhésion à l'interdiction. Sur le plan géographique, les variations restent limitées, oscillant entre 76 % de soutien dans le Nord-Est et 84 % dans le Sud-Ouest. Aucune région ne se distingue par une opposition structurée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la généralisation du dispositif « Portable en pause » à l'ensemble des collèges pour la rentrée 2025 est présentée par les pouvoirs publics comme une réponse aux enjeux de concentration, de cyberharcèlement et de bien-être scolaire. Les travaux académiques sur le sujet conduisent à des conclusions contrastées : certaines études établissent un lien entre usage du téléphone en classe et baisse des résultats scolaires, tandis qu'une étude expérimentale menée aux États-Unis n'observe pas d'amélioration notable des performances après interdiction. L'opinion des répondants français semble, elle, trancher en faveur de la mesure, indépendamment de ce bilan scientifique encore ouvert. Au total, l'adhésion à la suppression des portables en collège apparaît solide et transversale. La principale ligne de tension se situe entre les générations, interrogeant moins le principe de la mesure que la perception de sa légitimité par ceux qui la vivent au quotidien. La question de l'application concrète reste posée : une adhésion de principe se traduit-elle nécessairement en acceptation dans la pratique ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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