Santé
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
29/08/2025
Résultats bruts
du 15/09/2026 à 23:46
Depuis toujours
Réponses
2798
Pour
80%
Contre
15%
Sans opinion
5%
La question de l'interdiction des téléphones portables dans les collèges s'est imposée comme un sujet de débat public récurrent en France, portée notamment par la généralisation du dispositif dit « Portable en pause » dès la rentrée 2025. Derrière cette mesure se jouent des enjeux de concentration scolaire, de cyberharcèlement et de rapport des jeunes générations aux écrans. Quelle est la position des Français face à cette décision ? L'adhésion est nette. Quatre Français sur cinq se déclarent favorables à cette interdiction, contre 15 % qui s'y opposent, tandis que 5 % ne se prononcent pas. Cette large convergence traverse la plupart des clivages habituels et constitue le premier enseignement de ces résultats. Premier point saillant : l'âge introduit un écart notable. Les 15-17 ans, directement concernés par la mesure, sont sensiblement moins favorables que leurs aînés : 54 % d'entre eux y sont favorables, contre 39 % qui s'y opposent. À mesure que l'on avance en âge, l'adhésion croît régulièrement, pour atteindre 95 % chez les 65 ans et plus. Cela pourrait suggérer que la proximité avec la mesure, vécue comme une contrainte directe pour les collégiens et lycéens, tend à tempérer l'enthousiasme, tandis que les générations plus éloignées de cet usage quotidien pourraient y percevoir davantage un bénéfice collectif. Deuxième enseignement : le statut socioprofessionnel introduit également une nuance. Les actifs, qu'ils appartiennent aux catégories supérieures (85 % favorables) ou inférieures (86 % favorables), se montrent plus favorables que les inactifs, qui affichent un soutien de 71 % avec une opposition plus marquée à 23 %. On peut émettre l'hypothèse d'une réception différenciée selon les contextes de vie, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Troisième point : les variations régionales restent limitées. Le soutien oscille entre 76 % dans le Nord-Est et 84 % dans le Sud-Ouest, ce qui témoigne d'une relative homogénéité territoriale sur ce sujet. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La loi de 2018 avait déjà posé des bases restrictives, mais son application s'est révélée difficile dans les faits. Une expérimentation conduite dans près de 200 collèges avant 2025, présentée comme concluante par ses promoteurs, aurait contribué à légitimer la généralisation du dispositif. Par ailleurs, des préoccupations persistantes autour du cyberharcèlement et de l'impact des écrans sur les résultats scolaires alimentent un terrain favorable à cette mesure. Les études disponibles sur le sujet offrent néanmoins des conclusions nuancées : certaines ne montrent pas d'effet mesurable de l'interdiction sur les performances ou le bien-être des élèves. Tels qu'ils ressortent des données recueillies par Politês, ces résultats sont issus de données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les segments dont les effectifs sont réduits. Au total, l'opinion des répondants apparaît largement favorable à la suppression des téléphones portables au collège, avec un soutien qui dépasse les clivages géographiques ou générationnels habituels. La question qui demeure ouverte est celle de la mise en œuvre concrète : entre cadre légal, réalités du terrain et résistances des premiers concernés, l'adhésion de principe se traduira-t-elle en acceptation durable ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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