Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

La TV traditionnelle est elle en danger face à Youtube; Twitch et les autres plateformes de vidéo à la demande ?

Résultats ajustés

du 17/07/2026 à 13:56

Depuis toujours

Réponses

1829

Oui

65%

Non

31%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La télévision traditionnelle est-elle en sursis ? La question traverse le secteur audiovisuel depuis plusieurs années, à mesure que les plateformes numériques s'imposent dans les habitudes de visionnage. Interroger les Français sur ce sujet permet de prendre le pouls d'une société en pleine mutation médiatique, entre attachement aux usages établis et adoption croissante de nouveaux modes de consommation. Les résultats recueillis par Politês dessinent un tableau clair : à une large majorité, les répondants estiment que la télévision traditionnelle est en danger face à YouTube, Twitch et les plateformes de vidéo à la demande. 65 % répondent par l'affirmative, contre 31 % qui ne partagent pas ce sentiment. Seuls 4 % se déclarent sans opinion. On se situe davantage dans un registre de consensus que de division, même si une minorité notable résiste à ce diagnostic. Premier enseignement : la perception du danger est présente dans toutes les tranches d'âge, mais avec des nuances aux deux extrémités. Les 35-49 ans sont les plus enclins à considérer la télévision menacée (70 %), suivis des 18-24 ans et des 50-64 ans (68 % chacun). Les 65 ans et plus se montrent plus partagés, avec 55 % de « oui » et 45 % de « non ». Il est possible que les générations les plus attachées à la télévision linéaire perçoivent moins nettement la menace que les classes d'âge intermédiaires, qui combinent une familiarité avec les plateformes numériques et un recul suffisant sur les deux modèles — bien qu'aucune causalité directe ne puisse être établie. Deuxième enseignement : les inactifs se distinguent légèrement du reste de la population. Parmi eux, 60 % considèrent la télévision en danger, contre 67 % chez les CSP+ et 64 % chez les CSP-. Leur taux de refus est également plus élevé, à 38 %. Sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive, cela pourrait aller dans le sens d'une relation plus préservée à la télévision traditionnelle dans ce groupe, qui regroupe notamment les retraités et les personnes sans emploi. Troisième enseignement : les variations régionales restent limitées, ce qui renforce l'idée d'un sentiment largement partagé sur l'ensemble du territoire. Le Nord-Ouest affiche le taux de « oui » le plus élevé (69 %), tandis que le Sud-Ouest se situe légèrement en retrait (62 %), sans que ces écarts ne dessinent une géographie marquée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de transformation documentée du paysage audiovisuel. En France, la durée d'écoute quotidienne de la télévision chez les 15-34 ans aurait diminué de 25 minutes entre 2021 et 2022, selon Médiamétrie. Par ailleurs, si les plateformes de streaming progressent, leur adoption demeure plus mesurée en France que dans d'autres pays : 39 % des consommateurs français regarderaient des vidéos à la demande, contre 65 % à l'échelle mondiale. Ces données suggèrent que la transformation est engagée, mais que son rythme reste spécifique au contexte français. Les données présentées ont été redressées pour mieux refléter la diversité de la population française, ce qui en renforce la robustesse. Il convient toutefois de signaler que le groupe des 65 ans et plus repose sur un effectif restreint (38 répondants), ce qui invite à interpréter ces résultats avec prudence. Au fond, ce que révèle cette consultation, c'est moins une condamnation définitive de la télévision qu'un sentiment largement partagé que le modèle est sous pression. La question qui demeure ouverte est celle du rythme et de la profondeur de cette transformation : s'agit-il d'un déclin progressif ou d'une coexistence durable entre anciens et nouveaux usages ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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