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Société

Publié le

13/02/2026

Utilisez-vous les transports en commun ?

Résultats ajustés

du 18/10/2026 à 17:52

Depuis toujours

Réponses

530

Oui

56%

Non

44%

Synthèse des résultats

La question de l'usage des transports en commun se situe au carrefour de plusieurs enjeux contemporains : transition écologique, pouvoir d'achat, aménagement du territoire et accès à la mobilité. Mesurer dans quelle mesure les Français y ont recours permet d'éclairer des choix de politique publique qui engagent des milliards d'euros chaque année. Selon les résultats redressés recueillis par Politês, une majorité de répondants déclare utiliser les transports en commun, avec 56 % de réponses positives contre 44 % négatives. Le résultat est relativement équilibré : un répondant sur deux environ déclare ne pas y recourir, ou peu. Cette proximité entre les deux positions invite à une lecture attentive des lignes de partage qui structurent cette pratique. Premier enseignement, un écart générationnel se dessine avec netteté. Les répondants âgés de 18 à 24 ans déclarent utiliser les transports en commun à hauteur de 79 %, ceux de 25 à 34 ans à 63 %, tandis que les 35-49 ans inversent la tendance avec seulement 38 % d'usagers déclarés. Cette progression puis régression selon l'âge pourrait suggérer que l'usage des transports en commun est lié au cycle de vie : les contraintes de mobilité professionnelle et familiale orientent davantage vers le véhicule individuel à l'âge adulte. La tranche des 50-64 ans remonte à 72 %, un résultat qui mérite d'être noté, même si les données disponibles ne permettent pas d'en tirer une interprétation définitive. Deuxième enseignement, un écart selon la catégorie socioprofessionnelle se manifeste de façon claire. Les inactifs déclarent utiliser les transports en commun à 65 %, les CSP+ à 58 %, et les CSP- à seulement 43 %. Ce résultat pourrait refléter une réalité bien documentée dans les études sur la mobilité : l'accès aux transports en commun dépend aussi fortement de la localisation géographique, les catégories populaires étant souvent plus éloignées des centres urbains denses où l'offre de transport est la plus développée. Troisième enseignement, une différence régionale s'observe. L'Île-de-France se distingue nettement avec 79 % d'usagers déclarés, contre 55 % dans le Sud-Ouest. Ce contraste pourrait s'expliquer par le fait que la densité et la qualité de l'offre de transport varient considérablement selon les territoires, l'Île-de-France concentrant historiquement le réseau le plus étendu et le plus fréquenté du pays. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Selon l'Autorité de régulation des transports, le transport ferroviaire atteindrait des niveaux de fréquentation records depuis la sortie de la période sanitaire, et plusieurs collectivités expérimentent des politiques tarifaires ambitieuses, dont la gratuité ciblée pour certains publics. Ces dynamiques pourraient contribuer à faire évoluer les pratiques déclarées dans les années à venir, même si des facteurs structurels comme la localisation géographique restent déterminants. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la fiabilité globale. Certains segments affichent des effectifs insuffisants pour permettre un commentaire robuste et n'ont pas été retenus dans cette analyse. Au fond, la pratique des transports en commun apparaît moins universelle qu'on pourrait le supposer, et fortement conditionnée par l'âge, le statut socioprofessionnel et le territoire de résidence. La question qui reste ouverte est de savoir si les politiques publiques en cours — qu'il s'agisse de révisions tarifaires ou d'extension des réseaux — sont de nature à réduire ces inégalités d'usage.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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