Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/07/2025

Vous arrive-t-il d’aller au restaurant seul ?

Résultats ajustés

du 16/09/2026 à 21:48

Depuis toujours

Réponses

1264

Oui

41%

Non

59%

Synthèse des résultats

La question de manger seul au restaurant touche à des représentations sociales profondément ancrées dans la culture française, où le repas est traditionnellement associé au partage et à la convivialité. Interroger les Français sur cette pratique, c'est sonder à la fois leurs habitudes concrètes et leur rapport à la solitude choisie. La répartition des réponses dessine deux attitudes coexistantes : une majorité de répondants déclarent ne pas aller au restaurant seuls (59 %), tandis que 41 % déclarent le faire. On n'est pas face à un consensus tranché, mais à une division notable face au repas individuel hors domicile. Premier enseignement : une différence entre hommes et femmes. Les hommes sont 47 % à déclarer aller au restaurant seuls, contre 36 % des femmes. Cet écart de onze points pourrait suggérer que la dimension sociale du regard d'autrui pèse davantage dans l'expérience féminine du repas en solo, sans qu'on puisse en établir la cause avec certitude. Il est possible également que les occasions professionnelles ou les habitudes de déplacement jouent un rôle différencié selon le genre. Deuxième enseignement : une progression avec l'âge. Les 50-64 ans sont les plus enclins à pratiquer le repas solo (50 %), à égalité avec ceux qui ne le font pas. À l'inverse, les 15-17 ans sont les moins nombreux à le faire (24 %). Les tranches d'âge intermédiaires, de 25 à 49 ans, se situent autour de 42 %. Cette tendance pourrait aller dans le sens d'une plus grande assurance avec l'âge, ou d'une plus grande exposition aux situations qui y conduisent naturellement, comme les déplacements professionnels ou des configurations de vie plus indépendantes. Troisième enseignement : une spécificité francilienne. Les répondants résidant en Île-de-France sont les plus nombreux à déclarer aller au restaurant seuls (50 %), contre 36 % pour le Nord-Est et 37 % pour le Nord-Ouest. Ce résultat pourrait s'expliquer par la densité de l'offre de restauration en région parisienne, les modes de vie urbains plus individualisés, ou encore une normalisation sociale plus avancée de la pratique dans les grandes métropoles. Dans un contexte plus large, ces résultats s'inscrivent dans une évolution perceptible des représentations autour du repas individuel. Une étude européenne du cabinet Circana, citée en novembre 2025, relevait que manger seul au restaurant n'est plus nécessairement vécu comme un tabou, et que cette pratique tend à se diffuser. Le secteur de la restauration lui-même s'adapte progressivement, avec l'émergence de formats et d'espaces pensés pour les clients seuls. Pour autant, 59 % des répondants interrogés dans le cadre de cette enquête Politês déclarent encore ne pas franchir ce pas, ce qui témoigne de la persistance de la norme du repas partagé. Ces données posent une question ouverte sur l'évolution des pratiques sociales autour du repas : assistons-nous à une normalisation progressive du repas solo, ou la résistance majoritaire reflète-t-elle un attachement durable à la dimension collective du manger ensemble ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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