Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/07/2025

Vous arrive-t-il d’aller au restaurant seul ?

Résultats ajustés

du 21/07/2026 à 06:56

Depuis toujours

Réponses

1357

Oui

42%

Non

58%

Synthèse des résultats

Aller au restaurant seul est une pratique qui interroge autant les habitudes individuelles que les représentations sociales du repas en France. Longtemps associé à la contrainte ou à la solitude subie, ce geste questionne aujourd'hui la place accordée à l'individualité dans un acte traditionnellement perçu comme convivial et collectif. À l'échelle nationale, les résultats recueillis sur Politês révèlent un partage net : 42 % des répondants déclarent se rendre parfois au restaurant seuls, contre 58 % qui ne le font pas. La pratique est donc minoritaire, mais loin d'être marginale. Elle concerne près d'un répondant sur deux, ce qui invite à ne pas la réduire à un comportement anecdotique. Premier enseignement notable : un écart de genre prononcé. Les hommes sont 48 % à déclarer manger seuls au restaurant, contre 36 % des femmes. Cet écart de douze points pourrait suggérer que la pratique reste associée, pour une partie de la population féminine, à une expérience moins souhaitée ou plus inconfortable, que ce soit pour des raisons pratiques, sociales ou liées au regard d'autrui. Il serait toutefois réducteur de n'y voir qu'un effet de stigmate : d'autres facteurs, comme les habitudes professionnelles ou les contextes de vie, pourraient également contribuer à cet écart. Deuxième enseignement : une progression avec l'âge. Les répondants les plus jeunes sont les moins enclins à cette pratique, avec 26 % chez les 15-17 ans et 39 % chez les 18-24 ans. Le taux monte progressivement pour atteindre son point culminant chez les 50-64 ans, à 49 %. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une plus grande aisance à s'exposer en public sans compagnie à mesure que l'on avance en âge, ou d'un rapport différent à la solitude choisie. Troisième enseignement : un effet géographique modéré mais lisible. L'Île-de-France se distingue avec 49 % de réponses positives, soit le taux le plus élevé parmi les grandes régions. Le Nord-Est affiche quant à lui le taux le plus bas, à 36 %. Cet écart pourrait refléter des modes de vie urbains plus propices au repas en solo, notamment dans un contexte de déplacements professionnels ou de rythmes individualisés caractéristiques des grandes métropoles. Cette pratique s'inscrit dans un mouvement plus large de valorisation de l'individualité et du bien-être personnel. Des évolutions dans l'offre de restauration, comme la multiplication des comptoirs ou des tables individuelles, témoignent d'une adaptation progressive du secteur à cette demande. La dé-stigmatisation du repas en solo semble progresser, même si elle n'est pas encore achevée, comme en témoigne la majorité de répondants qui déclarent ne pas franchir ce pas. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la diversité de la population française. La prudence reste de mise sur les segments aux effectifs les plus réduits. Si le repas solitaire au restaurant demeure une pratique minoritaire en France, il n'en paraît pas moins en voie de normalisation, porté par des dynamiques générationnelles et géographiques distinctes. La question qui reste ouverte est celle des conditions — pratiques et symboliques — susceptibles de favoriser ou de freiner un basculement vers une acceptation plus large.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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