Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/07/2025

Vous arrive-t-il d’aller au restaurant seul ?

Résultats ajustés

du 14/07/2026 à 08:00

Depuis toujours

Réponses

1366

Oui

42%

Non

58%

Synthèse des résultats

Aller au restaurant est, dans l'imaginaire collectif, un acte avant tout social. Partager un repas à table relève d'un rituel convivial ancré dans la culture française, ce qui rend d'autant plus intéressante la question de savoir si les Français franchissent, seuls, la porte d'un restaurant. Les résultats recueillis par Politês révèlent une répartition assez nette : 42 % des répondants déclarent qu'il leur arrive d'aller au restaurant seul, contre 58 % qui ne le font pas. La pratique est donc minoritaire, mais elle concerne près d'un répondant sur deux, ce qui témoigne d'une réalité bien présente, loin d'être marginale. Premier enseignement : un écart de genre marqué. Les hommes sont proportionnellement plus nombreux à franchir le pas, avec 49 % d'entre eux déclarant manger seul au restaurant, contre 36 % des femmes. Cet écart de treize points pourrait suggérer que les femmes ressentent davantage le poids du regard social associé à cette pratique, ou qu'elles y sont moins exposées par leurs modes de vie et leurs habitudes professionnelles. Il reste difficile d'en déterminer la cause précise, mais la différence est suffisamment marquée pour constituer un signal notable. Deuxième enseignement : une progression avec l'âge. Les 15-24 ans sont les moins enclins à cette pratique, avec 26 % de réponses positives, contre 39 % pour la tranche des 25-34 ans. À partir de 25 ans, la proportion augmente progressivement pour atteindre un pic chez les 50-64 ans, où près d'un répondant sur deux (49 %) déclare manger seul au restaurant. Cette tendance pourrait aller dans le sens d'une plus grande aisance avec la solitude assumée en public à mesure que l'on avance en âge, phénomène également documenté par les études psychologiques sur la relation au regard des autres. Troisième enseignement : un profil socio-professionnel différencié. Les CSP+ affichent le taux le plus élevé (46 %), devant les CSP- (41 %) et les inactifs (34 %). Ce gradient pourrait refléter des habitudes liées à la vie professionnelle, notamment les déjeuners d'affaires ou les déplacements, mais aussi une familiarité plus grande avec le restaurant comme lieu de vie quotidien. Cette pratique, longtemps vécue avec une certaine réserve, s'inscrirait dans un mouvement plus large de valorisation des moments individuels. Le repas solitaire pourrait être de moins en moins perçu comme un aveu d'isolement et davantage comme un choix délibéré de se retrouver. Le secteur de la restauration semble d'ailleurs progressivement s'adapter, avec des configurations spatiales plus propices aux clients seuls, telles que les comptoirs ou les tables individuelles. Les résultats présentés ici sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble. Les segments aux effectifs les plus réduits, notamment les DOM-TOM et les personnes non binaires, n'ont pas été commentés en raison de leur faible représentativité statistique. Au fond, ce sondage interroge autant une pratique qu'une posture : celle d'assumer de s'accorder un repas pour soi. Si la majorité des répondants ne franchit pas encore ce pas régulièrement, la question reste ouverte de savoir si les évolutions culturelles et les nouvelles configurations des restaurants pourraient à terme faire basculer cet équilibre.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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