Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

23/10/2025

Vous rongez vous les ongles ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 12:44

Depuis toujours

Réponses

1653

Oui

38%

Non

62%

Synthèse des résultats

Le rongement des ongles est une habitude souvent perçue comme banale, voire anodine, mais qui renvoie en réalité à des mécanismes psychologiques complexes liés au stress, à l'anxiété ou à la concentration. Mesurer sa prévalence déclarée permet d'en saisir l'ampleur et d'observer comment elle se distribue selon les profils. Parmi les 1 653 répondants sur Politês, 38 % déclarent se ronger les ongles, contre 62 % qui ne le font pas. Le comportement est donc loin d'être marginal, sans pour autant être majoritaire. Cette proportion, stable et lisible, dessine une population significative concernée par cette habitude. Premier enseignement notable : l'effet de l'âge sur la prévalence. Plus les répondants sont jeunes, plus ils déclarent se ronger les ongles. Chez les 15-17 ans, la proportion atteint 52 %, soit une majorité. Elle reste élevée chez les 18-24 ans (41 %) et les 25-34 ans (42 %), avant de reculer sensiblement à 30 % chez les 35-49 ans, puis à 22 % chez les 50-64 ans et à 14 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que l'habitude tend à s'atténuer avec l'avancée en âge — que ce soit par une gestion différente du stress, une évolution des comportements au fil du temps, ou un effet propre à chaque génération. Deuxième point saillant : une différence entre hommes et femmes. Les hommes déclarent se ronger les ongles à hauteur de 41 %, contre 33 % chez les femmes. Cet écart de huit points invite à la prudence dans l'interprétation ; il pourrait refléter des différences dans la manière de déclarer ce comportement, ou dans les normes sociales associées à l'apparence des mains, davantage valorisée chez les femmes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les écarts restent modestes : les inactifs déclarent ce comportement à 40 %, les CSP- à 38 % et les CSP+ à 36 %. Ces différences limitées ne permettent pas de dégager un enseignement fort sur ce plan. Ces résultats peuvent être lus à la lumière de ce que l'on sait de l'onychophagie. Il est établi que ce comportement touche particulièrement les adolescents, avec des estimations de prévalence dépassant parfois 40 % dans cette tranche d'âge, et qu'il tend à diminuer à mesure que l'individu avance en âge. L'association fréquente de ce comportement avec des états de stress ou d'anxiété — plus intenses ou plus difficilement canalisés à l'adolescence et au début de l'âge adulte — pourrait aller dans le sens du gradient observé ici. La dimension sociale et esthétique du geste, parfois source de gêne, pourrait également peser différemment selon les genres. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement de l'échantillon. La surreprésentation de certaines tranches d'âge, notamment les 18-34 ans, peut influer sur la lecture du chiffre global et invite à une certaine prudence dans l'extrapolation à l'ensemble de la population française. Au fond, ce que révèle cette enquête, c'est que le rongement des ongles reste une réalité quotidienne pour une part non négligeable des Français, particulièrement chez les plus jeunes. La question ouverte est de savoir dans quelle mesure ce comportement est perçu comme un problème à résoudre, ou simplement comme une composante acceptée du quotidien.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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