Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

23/10/2025

Vous rongez vous les ongles ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 20:59

Depuis toujours

Réponses

1620

Oui

38%

Non

62%

Synthèse des résultats

Le rongement des ongles, connu sous le terme médical d'onychophagie, est un comportement discret mais répandu, souvent associé au stress, à l'anxiété ou à certaines habitudes développées dès l'enfance. Derrière sa dimension apparemment anodine se posent des questions de santé publique, de bien-être psychologique et de perception sociale. Sur Politês, les répondants se partagent nettement sur ce comportement : 38 % déclarent se ronger les ongles, contre 62 % qui affirment ne pas le faire. On n'est donc pas face à un phénomène marginal, mais à une pratique que plus d'un tiers des répondants reconnaît adopter. L'enseignement le plus saillant de ces résultats est la forte variation selon l'âge. Chez les 15-17 ans, 53 % des répondants déclarent se ronger les ongles, soit le taux le plus élevé de toutes les tranches d'âge observées. Ce chiffre diminue progressivement avec l'avancée en âge : 41 % chez les 18-24 ans, 42 % chez les 25-34 ans, puis 29 % chez les 35-49 ans et 22 % chez les 50-64 ans. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que ce comportement tend à s'atténuer avec l'âge, ce qui irait dans le sens d'une habitude souvent initiée à l'adolescence et progressivement abandonnée à l'âge adulte. Un second enseignement concerne le genre. Les hommes sont proportionnellement plus nombreux à déclarer ce comportement (41 %) que les femmes (33 %). Cet écart de huit points mérite d'être noté, même si les raisons sous-jacentes restent difficiles à déterminer à partir de ces seules données. Il pourrait refléter une différence de pratique réelle, mais aussi une tendance des femmes à sous-déclarer ce comportement, davantage stigmatisé socialement pour elles, notamment en lien avec les normes esthétiques associées aux soins des mains et des ongles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté : l'onychophagie toucherait environ un tiers de la population française, avec une prévalence particulièrement élevée chez les adolescents — certaines études estimant que jusqu'à 45 % d'entre eux seraient concernés. Le taux observé ici chez les 15-17 ans (53 %) se situe dans la fourchette haute de ces estimations. Ce comportement, fréquemment associé au stress ou à l'anxiété, peut être lu à la lumière des tensions psychologiques caractéristiques de l'adolescence. Par ailleurs, si la grande majorité des cas relève d'une habitude légère, les conséquences sanitaires potentielles — infections, lésions dentaires, introduction de germes dans l'organisme — rappellent que ce comportement n'est pas sans impact sur la santé. Ces données sont issues de résultats bruts, sans redressement statistique, ce qui invite à une lecture prudente. Au fond, ces résultats confirment que le rongement des ongles est loin d'être un comportement confidentiel, particulièrement chez les plus jeunes. Ils invitent à s'interroger sur ce que cette prévalence pourrait révéler quant aux modes de gestion du stress selon les générations, et sur la manière dont les représentations sociales autour de ce comportement évoluent avec l'âge et le genre.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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