Sécurité et Justice
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
30/10/2025
Résultats bruts
du 15/07/2026 à 11:26
Depuis toujours
Réponses
1339
Oui
39%
Non
43%
Ne sais pas
18%
L'infidélité dans le couple constitue l'une des épreuves relationnelles les plus universellement débattues. Derrière la question posée se joue quelque chose de fondamental : la confiance peut-elle survivre à une trahison, et si oui, à quelles conditions ? Cette interrogation, aussi intime que sociale, trouve dans les résultats recueillis un écho particulièrement nuancé. Sur l'ensemble des répondants, aucune position ne s'impose clairement. 43 % des répondants sur Politês estiment qu'il n'est pas possible de continuer une relation après une infidélité, contre 39 % qui pensent le contraire. 18 % déclarent ne pas savoir. On se trouve ici face à une opinion partagée, sans consensus dominant, où le doute occupe une place non négligeable. Le premier enseignement majeur tient à l'effet de l'âge. Les 15-17 ans sont les plus tranchés dans leur refus : 57 % d'entre eux estiment qu'une relation ne peut pas survivre à une infidélité, contre seulement 27 % qui pensent le contraire. À l'autre extrémité, les 50-64 ans sont majoritairement favorables à la poursuite de la relation (51 %), et cette tendance se confirme chez les 65 ans et plus (56 % de « oui »). Entre les deux, les 35-49 ans penchent déjà vers le « oui » à 46 %. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que l'expérience de vie, et peut-être une conception plus pragmatique ou plus évolutive du couple, influe sur la perception de ce que la relation peut traverser et surmonter. Second enseignement : les catégories socioprofessionnelles dessinent un clivage sensible. Les CSP+ sont 47 % à estimer qu'une relation peut se poursuivre après une infidélité, soit 14 points de plus que les CSP- (33 %). Les inactifs se situent à 35 %. Cette différence pourrait être lue dans un contexte où l'accès aux ressources thérapeutiques, notamment la thérapie de couple, varie selon les milieux sociaux, ces dispositifs étant régulièrement cités comme des vecteurs de reconstruction après l'infidélité. Troisième enseignement : les disparités régionales méritent attention. L'Île-de-France se distingue avec 47 % de réponses « oui », soit l'un des niveaux les plus élevés parmi les régions. À l'inverse, le Nord-Est enregistre seulement 29 % de « oui » et 52 % de « non », ce qui en fait la région la plus réticente à l'idée de poursuivre une relation après une infidélité. Ces écarts géographiques restent difficiles à interpréter sans données complémentaires, mais ils pourraient suggérer que les représentations du couple et de la fidélité ne sont pas uniformément réparties sur le territoire. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de recomposition des normes relationnelles. En France, l'infidélité n'est plus une faute pénale depuis 1975, et le devoir de fidélité inscrit dans le mariage est lui-même objet de débats législatifs et sociaux. Les approches psychologiques contemporaines tendent à présenter la reconstruction après l'infidélité comme possible mais exigeante, conditionnée notamment à un travail sur la confiance et la communication au sein du couple. Au fond, ce que ces résultats révèlent, c'est moins une réponse tranchée qu'une tension entre deux visions du couple : l'une fondée sur l'irréversibilité de la trahison, l'autre sur la capacité de reconstruction. La question reste ouverte : ces positions reflètent-elles des convictions stables, ou pourraient-elles évoluer au fil des expériences personnelles et des transformations des normes relationnelles ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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