Sécurité et Justice
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
30/10/2025
Résultats bruts
du 25/07/2026 à 11:03
Depuis toujours
Réponses
1343
Oui
39%
Non
42%
Ne sais pas
19%
La fidélité constitue l'un des fondements les plus attendus d'une relation amoureuse, et sa transgression place les partenaires face à une question difficile : faut-il mettre fin à la relation ou tenter de la reconstruire ? Cette tension entre rupture et reconstruction est au cœur des résultats recueillis auprès des Français sur Politês. À l'échelle globale, les opinions apparaissent partagées, sans consensus clair. Une courte majorité relative penche vers le refus : 43 % des répondants estiment qu'il n'est pas possible de continuer une relation après une infidélité, contre 39 % qui pensent que c'est possible. Les 18 % restants déclarent ne pas savoir, un niveau d'incertitude qui témoigne de la complexité perçue de la situation. La dynamique d'ensemble est donc celle d'une opinion divisée, avec une légère tendance au rejet, mais loin d'un rejet unanime. Le premier enseignement notable concerne l'âge. On observe un écart générationnel marqué entre les plus jeunes et les plus âgés. Chez les 15-17 ans, 56 % répondent non, et ce chiffre reste élevé chez les 18-24 ans avec 47 % de refus. À l'inverse, les 50-64 ans sont 51 % à répondre oui, et les 65 ans et plus atteignent 56 % de réponses favorables à la continuation. Cette progression régulière avec l'âge pourrait suggérer que l'expérience de vie et la durée des engagements affectifs conduiraient à une lecture plus nuancée de l'infidélité, sans qu'il soit possible d'en déduire une causalité directe. Le deuxième enseignement porte sur les catégories socioprofessionnelles. Les CSP+ se distinguent nettement : 48 % d'entre eux estiment qu'une relation peut se poursuivre après une infidélité, contre 33 % chez les CSP- et 35 % chez les inactifs. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre niveau socioprofessionnel et accès à des ressources facilitant la reconstruction, qu'elles soient matérielles ou symboliques — comme le recours à une thérapie de couple. Il convient toutefois de rester prudent sur cette interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où les représentations de la fidélité et du couple ont évolué. Le droit français, qui reconnaissait encore l'adultère comme faute pénale jusqu'en 1975, ne le considère plus aujourd'hui que comme une faute civile pouvant motiver un divorce pour faute. Parallèlement, les approches thérapeutiques ont documenté que la reconstruction après une infidélité est possible, bien qu'exigeante, notamment via un accompagnement professionnel. Ce cadre culturel et juridique plus souple pourrait contribuer à expliquer pourquoi une part significative des répondants envisage la continuation comme une option réelle. En définitive, la question de la poursuite d'une relation après une infidélité ne suscite pas de réponse tranchée parmi les Français interrogés. Le rejet n'est pas dominant, et l'ouverture à la reconstruction progresse sensiblement avec l'âge et le profil socioprofessionnel. Reste ouverte la question de savoir si ces perceptions reflètent des principes abstraits ou l'expérience vécue de ceux qui ont, un jour, eu à trancher.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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