Sécurité et Justice
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
30/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 21:39
Depuis toujours
Réponses
1373
Oui
39%
Non
42%
Ne sais pas
19%
L'infidélité demeure l'une des épreuves les plus redoutées dans une relation amoureuse. Derrière la question de sa surmontabilité se joue en réalité une interrogation plus large sur la nature de l'engagement, du pardon et de la confiance au sein du couple. Les résultats recueillis sur Politês révèlent une opinion française partagée, sans majorité claire. 42 % des répondants estiment qu'il n'est pas possible de continuer une relation après une infidélité, contre 39 % qui pensent le contraire. 19 % déclarent ne pas savoir. Loin d'un consensus, cette répartition traduit une tension réelle entre deux visions de la relation amoureuse, tandis que l'incertitude notable d'une part significative des répondants témoigne de la complexité perçue du sujet. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les répondants les plus jeunes se montrent nettement plus sceptiques que leurs aînés. Parmi les 15-17 ans, 56 % répondent non, et ce chiffre reste élevé chez les 18-24 ans (46 %). À l'inverse, les 50-64 ans sont 52 % à répondre oui, et les 65 ans et plus atteignent 59 %. Cette progression selon l'âge pourrait suggérer que l'expérience de vie et le recul acquis au fil des relations durables jouent un rôle dans la façon d'envisager la reconstruction après une trahison, même si d'autres facteurs entrent nécessairement en jeu. Deuxième enseignement : une différence selon le genre, mais moins marquée qu'on aurait pu l'attendre. Les femmes rejettent davantage l'idée de continuer après une infidélité (45 % non) que les hommes (40 % non), ces derniers se répartissant plus également entre les deux positions. Cet écart, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée de la trahison selon le genre, sans qu'il soit possible d'en inférer une cause directe. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures se distinguent. Les CSP+ sont les plus ouverts à la possibilité de reconstruire (48 % oui), contre 33 % chez les CSP- et 35 % chez les inactifs. Cet écart pourrait notamment refléter un accès différencié à des ressources telles que la thérapie de couple, ou un capital culturel plus favorable au dialogue et à la négociation au sein de la relation, sans que cela constitue une explication définitive. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les modèles relationnels évoluent et où les contours de la fidélité font l'objet de redéfinitions. Les recherches disponibles indiquent que si une majorité de couples touchés par l'infidélité se séparent, une part significative choisit de reconstruire, parfois en s'appuyant sur un accompagnement thérapeutique. Par ailleurs, l'essor des relations non-exclusives dans certains milieux contribue à redéfinir la notion même de trahison et ses conséquences perçues. Ces résultats étant bruts et non redressés, ils doivent être interprétés avec prudence. La composition de l'échantillon, notamment une surreprésentation possible des jeunes adultes, peut influencer les tendances observées. Au fond, ce que ces données donnent à voir, c'est moins une réponse tranchée qu'un reflet de l'ambivalence collective face à l'une des situations les plus déstabilisantes de la vie intime. La question qui demeure est de savoir si cette incertitude témoigne d'une ouverture croissante à la complexité des relations, ou d'une hésitation face à des normes affectives en pleine transformation.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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