Sécurité et Justice
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
22/10/2025
Résultats ajustés
du 13/08/2026 à 00:26
Depuis toujours
Réponses
1011
Oui
9%
Non
79%
Sans opinion
12%
La polygamie est formellement interdite en France, passible de sanctions pénales et civiles. Sa légalisation éventuelle soulève des enjeux fondamentaux autour des droits des femmes, des valeurs républicaines et du modèle familial reconnu par la loi. C'est dans ce cadre que la question a été posée aux répondants sur Politês. Le résultat est net : 79 % des répondants se prononcent contre la légalisation de la polygamie, tandis que 9 % y sont favorables et 12 % se déclarent sans opinion. On se trouve face à un consensus négatif très large, rarement atteint sur des sujets de société. La proportion de réponses favorables reste marginale, et le taux de sans-opinion, bien qu'à deux chiffres, n'est pas de nature à remettre en cause cette lecture d'ensemble. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 18-24 ans, 20 % se disent favorables à la légalisation, contre seulement 6 % chez les 50-64 ans et 3 % chez les 65 ans et plus. Cette tendance, progressive et régulière à mesure que l'âge augmente, pourrait suggérer que les jeunes générations abordent davantage la question sous l'angle de la liberté individuelle ou de la diversité des modèles familiaux, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive sur leurs motivations réelles. À noter que même chez les 18-24 ans, le refus reste largement majoritaire à 60 %. Deuxième enseignement : un écart entre hommes et femmes. 13 % des hommes se déclarent favorables à la légalisation, contre 5 % des femmes. Cet écart, observé alors que les deux groupes rejettent massivement la légalisation, pourrait refléter une perception différenciée selon le genre. Les femmes expriment un refus encore plus tranché, ce qui pourrait s'inscrire dans un contexte où la polygamie est fréquemment perçue, y compris par des organisations internationales, comme une forme de discrimination à l'égard des femmes. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un cadre juridique et politique stable. Le droit français interdit explicitement la polygamie depuis des siècles, et la loi Pasqua de 1993 a renforcé cette position en limitant la reconnaissance des unions polygames contractées à l'étranger. La position des institutions françaises et de la grande majorité des formations politiques est constante sur ce point. L'opinion mesurée ici apparaît donc cohérente avec le consensus institutionnel existant, même si une minorité, plus présente chez les jeunes et les hommes, n'y adhère pas pleinement. Les résultats ont fait l'objet d'un redressement statistique, ce qui renforce leur fiabilité pour refléter l'opinion de la population française dans son ensemble. Au final, la question de la polygamie ne divise pas largement les Français : elle rassemble une très large majorité dans le rejet, toutes catégories confondues. Ce qui mérite davantage attention, c'est la persistance d'un soutien minoritaire mais non négligeable chez les plus jeunes. Cela invite à s'interroger sur ce que ce résultat traduit : une réflexion sur les libertés individuelles en matière de vie privée, ou une moindre familiarité avec les enjeux juridiques et sociaux liés à cette pratique. Des questions auxquelles les données seules ne permettent pas de répondre.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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