Sécurité et Justice
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
27/10/2025
Résultats ajustés
du 16/09/2026 à 22:08
Depuis toujours
Réponses
1083
Oui
28%
Non
65%
Ne sais pas
7%
Depuis plusieurs années, le démarchage téléphonique figure parmi les nuisances quotidiennes les plus fréquemment citées par les Français. L'été 2026 a marqué un tournant législatif avec l'entrée en vigueur d'un nouveau cadre fondé sur le consentement préalable obligatoire, interdisant tout démarchage commercial sans accord explicite du consommateur. Interroger les Français sur leur ressenti concret revient à mesurer l'écart, souvent décisif, entre la promesse d'un texte de loi et son effet perçu dans la vie quotidienne. Le constat principal est sans ambiguïté : une large majorité des répondants interrogés via Politês, soit 65 %, indique ne pas ressentir de diminution du démarchage téléphonique depuis cet été. Environ un répondant sur quatre, 28 %, perçoit une amélioration. Les indécis restent minoritaires, à 7 %. La dynamique générale est celle d'un scepticisme prononcé quant à l'effet concret de la réglementation récente. Premier enseignement : un écart générationnel notable vient nuancer ce tableau d'ensemble. Les répondants les plus jeunes se montrent sensiblement plus enclins à percevoir une amélioration : 40 % des 18-24 ans et 36 % des 15-17 ans répondent positivement, contre seulement 24 % chez les 50-64 ans. Les répondants de 65 ans et plus affichent le taux de réponses positives le plus faible, avec 76 % de réponses négatives. Ces écarts pourraient suggérer que les tranches d'âge les plus jeunes sont soit moins exposées au démarchage en volume, soit moins sensibles à sa persistance, là où les générations plus âgées, traditionnellement davantage ciblées, ressentiraient plus fortement l'insuffisance des changements observés. Deuxième enseignement : les variations régionales méritent attention. L'Île-de-France se distingue avec le taux de réponses positives le plus élevé parmi les grandes régions, à 37 %, contre 28 % dans le Nord-Est. Ces écarts, bien que modérés, pourraient refléter des différences dans la nature ou la fréquence des appels reçus selon les zones géographiques, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusions fermes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de difficultés à traduire les avancées législatives en expériences vécues. Bien que la loi adoptée unanimement à l'Assemblée nationale ait instauré un principe d'opt-in strict, plusieurs facteurs pourraient expliquer la persistance du phénomène telle que la perçoit une majorité de répondants : la capacité d'adaptation des acteurs les moins scrupuleux, la présence de centres d'appels opérant depuis l'étranger, ou encore le délai naturel entre l'entrée en vigueur d'une loi et son effet réel sur les comportements. Les associations de consommateurs avaient elles-mêmes anticipé que la réforme, aussi ambitieuse soit-elle, ne suffirait pas à éradiquer immédiatement le problème. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la structure de la population française. Certains segments géographiques présentent des effectifs insuffisants pour permettre une interprétation fiable et ne sont donc pas commentés. Au fond, ces chiffres donnent à voir moins un jugement sur la loi elle-même que sur le fossé perçu entre le cadre normatif et l'expérience quotidienne. Reste à savoir si, dans les mois à venir, l'application progressive des nouvelles règles et les sanctions envisagées permettront de combler cet écart aux yeux des Français.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours