Sécurité et Justice
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
27/10/2025
du 31/10/2026 à 12:49
Depuis toujours
Réponses
762
Oui
26%
Non
66%
Ne sais pas
8%
Depuis l'été 2026, le démarchage téléphonique non sollicité est officiellement interdit en France. La loi du 30 juin 2025, entrée en vigueur le 11 août 2026, a instauré un principe de consentement préalable obligatoire : une entreprise ne peut désormais contacter un consommateur par téléphone à des fins commerciales qu'avec son accord explicite. Cette réforme de fond, soutenue par un large consensus parlementaire, mettait fin au dispositif Bloctel et marquait un tournant dans la protection des consommateurs. Deux mois après cette échéance, la question de son efficacité perçue se pose naturellement. Les résultats collectés sur Politês sont sans ambiguïté sur un point : une large majorité des répondants ne perçoit pas de diminution du démarchage téléphonique depuis cet été. 65 % répondent « non », contre seulement 28 % qui estiment recevoir moins d'appels indésirables. 7 % se déclarent incertains. Ce résultat dessine un tableau dans lequel la réforme législative ne semble pas encore avoir produit d'effet perceptible pour la grande majorité des personnes interrogées. Premier enseignement, un écart générationnel est observable. Les 18-24 ans sont la tranche d'âge la plus susceptible de percevoir une amélioration, avec 40 % de réponses positives, contre 24 % chez les 50-64 ans et 24 % chez les 65 ans et plus. Cet écart pourrait tenir à des comportements différenciés face au téléphone, ou à une exposition moindre au démarchage dans les tranches d'âge les plus jeunes, indépendamment des effets de la loi. Il appelle en tout cas à la prudence dans toute lecture univoque de ces données. Deuxième enseignement, les variations régionales méritent attention. L'Île-de-France se distingue avec 37 % de réponses positives, soit le score le plus élevé parmi les grandes régions. Les autres zones, du Nord-Ouest au Sud-Est, oscillent entre 28 % et 32 %. Si ces écarts restent modérés, ils pourraient suggérer que la perception de l'efficacité de la réforme n'est pas uniforme sur le territoire, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause avec les données disponibles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'efficacité réelle de la réforme reste difficile à évaluer à court terme. La loi prévoit des sanctions significatives, jusqu'à 375 000 euros pour les personnes morales, mais son application par les autorités compétentes, notamment la DGCCRF, requiert du temps. Par ailleurs, des experts et associations de consommateurs avaient, dès l'adoption du texte, alerté sur la persistance possible des appels indésirables, notamment via des contournements techniques, des appels frauduleux recourant à l'usurpation de numéro, ou des interprétations extensives des exceptions prévues par la loi. La perception exprimée par les répondants pourrait ainsi refléter autant la réalité du phénomène que le délai d'adaptation inhérent à toute réforme réglementaire. Au fond, ce sondage dresse le portrait d'une réforme dont les effets concrets tardent à être ressentis par la majorité des personnes interrogées. La question reste ouverte : cela traduit-il un décalage temporel entre l'entrée en vigueur d'une loi et sa pleine application, ou une limite structurelle dans la capacité à réguler un phénomène qui déborde largement le cadre légal ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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