Sécurité et Justice
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
27/10/2025
Résultats ajustés
du 11/07/2026 à 18:43
Depuis toujours
Réponses
1056
Oui
28%
Non
65%
Ne sais pas
7%
La question du démarchage téléphonique s'inscrit au cœur d'un mouvement législatif de fond en France. Ces dernières années, plusieurs textes ont visé à encadrer, puis à terme interdire, les appels commerciaux non sollicités. Dans ce contexte, interroger les Français sur leur ressenti constitue un baromètre utile pour mesurer l'écart entre les intentions du législateur et la réalité vécue au quotidien. Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté : une large majorité des répondants, soit 65 %, déclare ne pas avoir constaté de diminution du démarchage téléphonique depuis cet été. Seul un répondant sur quatre environ (28 %) estime en recevoir moins, tandis que 7 % ne se prononcent pas. La dynamique dominante est donc celle d'un sentiment de statu quo, voire de persistance du phénomène. Premier enseignement : un écart générationnel notable. Les 18-24 ans sont les plus nombreux à percevoir une amélioration, avec 40 % d'entre eux déclarant recevoir moins d'appels, contre 22 % chez les 65 ans et plus. Les répondants de 35 ans et plus convergent vers une perception stable ou sans amélioration, avec des taux de réponse négative supérieurs à 65 %. Cet écart pourrait s'expliquer par des pratiques téléphoniques différentes selon les générations, notamment une moindre exposition des plus jeunes aux canaux traditionnels de démarchage, ou une sensibilité différente à ce type de sollicitation. Deuxième enseignement : une variation régionale à relever. L'Île-de-France se distingue avec 37 % de répondants déclarant recevoir moins de démarchage, un niveau nettement supérieur à la moyenne nationale. Les régions Nord-Est et Nord-Ouest affichent respectivement 27 % et 34 %, tandis que le Sud-Est et le Sud-Ouest se situent autour de 31 %. Ces différences, bien que modérées, pourraient indiquer des réalités locales contrastées ou des profils de répondants distincts selon les territoires. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un calendrier réglementaire dense. Le décret de mars 2023 a restreint les plages horaires autorisées pour le démarchage, et une loi adoptée en 2025 prévoit l'interdiction totale du démarchage téléphonique non consenti d'ici août 2026. Malgré ces avancées, des données indiquent qu'une part importante des établissements contrôlés ne respectaient pas la réglementation existante. Le fossé entre les ambitions législatives et le ressenti exprimé ici pourrait s'expliquer par ce déficit d'application, ainsi que par la persistance d'appels frauduleux qui échappent par nature à tout cadre légal. Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Le signal principal de cette consultation est celui d'une attente encore largement insatisfaite. Les mesures prises semblent, à ce stade, peu perceptibles pour la majorité des répondants. La question qui demeure est celle de l'effectivité des dispositifs à venir : la généralisation du consentement préalable, prévue pour 2026, changera-t-elle réellement le quotidien des consommateurs, ou les appels indésirables trouveront-ils de nouveaux contournements ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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